Jean-Pierre Bemba in court
qui est Jean-Pierre Bemba Gombo

Par Wakabi Wairagala

Lors du procès pour crimes de guerre de Jean-Pierre Bemba qui se tient devant la Cour pénale internationale (CPI), les procédures de mardi se sont déroulées à huis clos puisque l’équipe de défense de l’accusé contre-interrogeait un témoin anonyme.

Le témoin à charge, se présentant à la barre sous le nom de ‘‘témoin 178’’ a débuté sa déposition mardi dernier. Hier, cependant, son témoignage a été interrompu lorsque le juge président Sylvia Steiner a fait savoir qu’il « n’était pas en état de témoigner ».

Les séances à huis clos sont souvent exigées lorsqu’il est nécessaire de protéger l’identité des témoins ou de leur famille. Des mesures de protection supplémentaires, telles que la déformation numérique de la voix et du visage ou l’utilisation d’un pseudonyme, sont également mises en place afin d’éviter que les témoins fassent l’objet de représailles pour avoir participé au procès.

M. Bemba, un ancien vice-président de la République démocratique du Congo, a nié être au courant des crimes et n’a pas pris de mesures appropriées afin de contrôler les soldats déchaînés du Mouvement pour la libération du Congo (MLC) lors du conflit armé de 2002-2003 qui a ravagé la République centrafricaine. Les procureurs de la CPI accusent les troupes de M. Bemba d’avoir violé, tué et pillé des civils centrafricains.

Le procès devrait se poursuivre demain matin.

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